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2005 - Belarus
Poursuite du programme "Villages disparus" dans les régions contaminées de Tchernobyl
Depuis la création de cette association, en 2001, France Libertés soutient le travail des médecins et chercheurs, qui œuvrent sur le terrain depuis la catastrophe de Tchernobyl, en avril 1986.
Le Professeur Nesterenko, de l’Institut Belrad, a pris le relais du Professeur Bandajevsky, emprisonné puis assigné à résidence pour avoir dénoncé l’utilisation des financements obtenus par l’Etat Belarus, et révélé les conséquences dramatique sur la santé des habitants de la région, près de 20 ans après la catastrophe.
Le projet
L’institut Belrad est en lutte permanente contre les obstacles administratifs et financiers que le Ministère de la santé du Belarus, soutenu par l’Agence Internationale pour l’Énergie Atomique, met sur son chemin et ne dépend que du soutien des associations de différents pays, qui œuvrent et ont œuvré pour :
faire libérer le professeur Bandajvesky (actions de sensibilisation au niveau local, régional et international), et maintenant obtenir la fin de sa relégation ;
faire reconnaître la situation sanitaire de la région (mesures anthropo-gammamétriques auprès des enfants vivant en zone contaminée).
apporter une aide médicale auprès de ces familles (cures de pectines, éducation et distribution d’aliments sains).
Seules les localités reconnues contaminées par les autorités bénéficient des aides de l’Etat (distribution de repas gratuits non contaminés aux enfants dans les écoles, cures en sanatorium etc.). Les listes sont établies d’après les données du ministère de la Santé. Or, plusieurs villages ont été rayés de la liste officielle par un arrêté ministériel. C’est pourquoi, l’institut Belrad demande à France Libertés de poursuivre le soutien à l’étude qui permet d’effectuer des mesures dans ces localités, notamment dans la région de Dobrush.
Lors de l’assemblée générale à Paris de l’association (14 novembre 2004) le professeur Nestérenko a exposé les résultats obtenus par l’institut Belrad qui s’est fixé pour tâche d’œuvrer à la radioprotection des habitants des zones contaminées en particulier des enfants. Belrad a mené des campagnes de mesure avec ses anthropogammamètres mobiles (radiamètres du corps humain) qui permettent de mesurer l’activité du corps en césium 137 et montrer que les doses reçues réellement étaient beaucoup plus élevées que celles calculées à partir de la contamination de quelques échantillons de nourriture. Nesterenko a pu faire réadmettre 775 villages dans le registre officiel "Catalogue des doses", c’est à dire que les enfants de ces villages auront à nouveau droit à des repas "propres" gratuits dans les écoles, à un séjour en sanatorium, à un examen médical annuel complet etc.
Les cures de pectine : Nesterenko tente de faire adopter par la radioprotection officielle 3-4 cures de pectine par an pour les enfants, cures qui font baisser la quantité de becquerels de césium 137 contenus dans le corps.
Action de France Libertés
Mesures anthropo-gammamétriques auprès des familles vivant dans « les villages disparus », de la région de Dobrush ;
Frais d’hébergement de l’institut.
Poursuite des cures de Pectine pour 200 enfants des villages de Dobrush
Partenaire
Créée en avril 2001, l’association Enfants de Tchernobyl Belarus a pour objectif d’apporter toute l’aide possible aux travaux des Professeurs Nesterenko et Bandazhevsky dans leur œuvre de secours aux enfants dans les régions du Bélarus contaminées à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, y compris l’organisation de cures de ces enfants en France ; l’aide à la recherche indépendante liée à la catastrophe de Tchernobyl ; la diffusion d’informations sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl ; la collaboration avec des organisations d’autres pays ayant les mêmes objectifs.
Coordonnées
Enfants de Tchernobyl Belarus
20, rue Principale
68480 Biederthal
France
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