Actualité des projets soutenus par la Fondation au MaliDébut février, une mission d’évaluation des projets soutenus par France Libertés au Mali s’est rendue sur deux projets : le marché Bio de Missira à Bamako et, à 1300 kilomètres de là, le campement touareg de Tin Arab, près de la mare de Gossi, dans la boucle du fleuve Niger.1) Du nouveau sur le marché bio de Missira de Bamako . Déjà, en janvier 2006, profitant de la participation de France Libertés au Forum Social de Bamako, Danielle Mitterrand avait pu se rendre sur le marché, alors en réhabilitation, et rencontrer les vendeurs et vendeuses. ![]() En février 2007, une mission de la chargée de projet a permis de constater l’avancée de l’action. En effet, la subvention de 15 000 euro versée par France Libertés à l’association Yeelen, maître d’ouvrage du projet, a permis la poursuite des travaux de réhabilitation, notamment le pavage de l’aire du marché et des rues avoisinantes, la construction d’un troisième bâtiment, mettant les occupants et les produits à l’abri du soleil et des intempéries et la finition de la coupole en pierre. ![]() ![]() 2) Les populations du campement de Tin Arab ont enfin de l’eau. Lors de la mission de 2006, la chargée de projet s’était rendue au campement touareg de Tin Arab pour y rencontrer les populations. Celles-ci, dans un dénuement total, n’avaient, pour tout accès à l’eau, que la possibilité de s’abreuver à la mare attenante au campement. Cette eau saumâtre, où cohabitent vers de Guinée, amibes, bilharzie et autres bactéries, engendrait dysenteries, fièvres, et malades nombreuses. ![]() Les populations boivent l’eau polluée ![]() La mare de Tin Arab Aujourd’hui, grâce au soutien de France Libertés, les populations ont enfin accès à une eau potable : deux puits ont été creusés ; l’un au campement même, l’autre à 6 km du campement, sur un lieu où transitent ceux qui nomadisent avec le bétail. ![]() ![]() La Fondation a également financé la construction de deux latrines et deux douches ainsi que l’achat de trois tonnes de mil pour alimenter la coopérative des femmes, ainsi qu’un panneau solaire permettant l’activité de la coopérative après le coucher du soleil. Les populations de Tin Arab ont d’autres projets : le développement de leur cheptel afin d’assurer la sécurité alimentaire, la construction d’une digue leur permettant la culture du riz, une activité de maraîchage, mais pour laquelle ils doivent trouver le moyen d’éloigner les éléphants qui transitent par ces terres et, enfin, la construction d’une école. |