Réunion publique à Rouen sur la gestion publique de l’eau
« Il y a une morale dans tout ça : l’eau n’est pas une marchandise, elle n’appartient à personne », enchérit Danielle Mitterand, invitée en tant que présidente de la fondation France Libertés. Et quid du coût de l’eau « municipalisée », la régie publique étant souvent présentée comme synonyme d’une baisse des prix ? A Grenoble, Raymond Avrillier est celui qui, il y a dix ans, a opéré un transfert similaire. « Eh bien en dix ans, nous avons renouvelé le réseau trois fois plus (qu’une entreprise privée) pour un coût inférieur, d’environ 20 %, témoigne-t-il. On peut faire mieux et moins cher. » Mais pas en claquant des doigts. Un tel changement prend du temps. « Entre les systèmes de comptabilité, les compteurs, les logiciels à adapter, le dossier est lourd », confirme Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui, en novembre dernier, a lui aussi annoncé la reprise dans le giron municipal de la gestion de l’eau.
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